mardi 1 mai 2012

A true canadian hero

In the wake of the Kony 2012 campaign that went viral a few months ago, it made me remind that it’s simple to appear as a hero by appealing to people’s emotions and using outdated facts, while in reality those people don’t do much to change the situation of child soldiers in Africa. For me, a true example of a Canadian hero that dedicated his whole life towards peace and ending the use of children as soldiers fighting in governmental and rebel armies is Senator Roméo Dallaire.
On one hand, I think it’s good that an organization such as Invisible Children helped spread the word about a gruesome psychopath killer that ruins the childhood of thousands of people in Africa. On the other hand, I find it pretty sad that this problem has been around for almost thirty years and that people and media barely made an effort to mention it and that people now act that they care about problems in Africa just by watching a simple video.
So people now seem to know a lot more about the Kony 2012 campaign then they do about the heroic work of the Hounourable Roméo Dallaire.
Mr. Dallaire was sent to Rwanda to monitor the respect of the Ashura Accords during the Rwandan Civil War. However, he had witnessed the contrabands of war weapons and even after sending a telegram to the UN, he got the order not to seize those weapons. Mr. Dallaire had to stay in Rwanda, seeing 800 000 to a million Tutsis and moderate Hutus get massacred by the most horrific ways, while also being outnumbered by rebel forces since the UN refused to send more troops. Even UN officers got killed during the genocide but that didn’t stop Roméo Dallaire from protecting areas where he knew Tutsis were hiding and it is estimated that he saved approximatively  30 000 lives while risking his own every dayé.
Two years ago, I heard about his book that came out, They fight like soldiers, they die like children but I’ve only red it recently. Instead of watching a 30minute video that just seems to appeal emotionally for funds, which don’t seem accountable for, people should read this book and realize the huge number of atrocities committed by armies that recruited child soldiers. Being a lieutenant-general on the field in Africa and having been in the army for over 35 years, I think Senator Dallaire is a lot more qualified than anyone from Invisible Children could ever claim.  He also exposes how UN forces are sometimes forced to kill child soldiers and how armies then often use those children as psychological weapons to make their opponents hesitate before firing. In his book, not only does he expose how children are drugged and abused to serve the sick purpose of some armies but he proposes concrete solutions to eradicate this sad phenomenon. He explains as well the difficulties of reintegrating a child soldier to a normal life and the saddening realities of children being judged in their home country for crimes they were coerced to commit. I strongly recommend reading this book, even if it’s not easy to read emotionally. People need to know the concrete reality that’s behind these horrible phenomena.
Likewise, an article in the Toronto Star (http://www.thestar.com/news/world/article/1168534--child-soldiers-romeo-dallaire-s-wrenching-return-to-africa-s-gang-warfare) described how Dallaire is returning to Congo to negotiate the transfer of child soldiers so they can live normal lives again. It really heathens my heart to see the possibility of a second life for these children, thanks to Mr. Dallaire that is still dedicating his time to fight for the welfare of these children so they can grow up like a normal human beings and not like a human killing machine. He is even helping the reconciliation of two people that were part of two belligerent factions that were killing each other just says ago.
For those interested in helping Roméo Dallaire’s cause, you should visit the Child Soldier Initative website’s (http://childsoldiersinitiative.org/) and know that a true Canadian hero is still protecting the basic human rights of oppressed children overseas.
Picture taken from the Indigo website

dimanche 29 avril 2012

Le spectacle de la grève étudiante


Jusqu’à maintenant, j’ai peu osé m’exprimer devant la grève étudiante, si l’on peut la qualifier de ce nom par peur de devoir me ranger absolument d’un côté ou de l’autre. Mais rendu à ce stade, le mouvement semble avoir perdu son sens réel et semble devenir un enjeu opportuniste, tant du côté étudiant que du côté gouvernemental.

Les mouvements étudiants parlent du «printemps québécois» et la CLASSE propose d’élargir les objectifs qui s’étalaient maintenant plutôt à la question de la hausse des droits de scolarité, à une révolte réunissant toute la population contre le gouvernement, qui semble de plus en plus rouler dans la corruption. On revendique donc la démocratie pour justifier l’indignation des étudiants contre un gouvernement qui ne sert pas les intérêts du peuple. Mais personnellement, je trouve quelque peu insultant que le mouvement étudiant ose se comparer à un peuple qui a été massacré par milliers par des régimes autoritaires où aucune liberté d’expression n’est permise.

Le mouvement de la CLASSE tente d’illustrer qu’il est démocratique en ne possédant pas de chef direct, mais plutôt dirigé par un certain nombre de porte-paroles. Cependant, cette caractéristique me semble plutôt ironique puisque je n’ai  quasiment lu que le nom de M. Gabriel Nadeau-Dubois aux nouvelles alors que les opinions de Mme Jeanne Reynolds ne semblent qu’être peu entendues ou pas du tout, alors qu’elle est aussi porte-parole du mouvement et donc égale à M. Nadeau-Dubois. La CLASSE, selon moi, a obtenu l’hégémonie de la direction du débat par des moyens médiatiques, pas si différents que ça en fin de compte des moyens utilisés par les politiciens.

Il est aussi assez contradictoire de critiquer le gouvernement de son manque de démocratie quand les étudiants participant aux manifestations bloquent l’accès aux cours de ceux ayant reçu une injonction. Montesquieu, dans l’Esprit des lois, posait comme caractéristique démocratique la capacité de pouvoir s’éduquer afin de pouvoir juger de l’état des choses par soi-même. Peu importe les conditions économiques ou politiques, le droit individuel à l’éducation doit primer une supposée solidarité étudiante, qui ne fait qu’avancer les droits d’un groupe. Ce n’est pas en empêchant la liberté d’autrui que l’on peut faire avancer sa propre cause.

Pour ajouter, la longue période de refus de la CLASSE de dénoncer la violence et son ambigüité face à la définition de la désobéissance civile vient miner toute sa crédibilité comme mouvement démocratique. Ils dénoncent la violence policière, mais n’ont aucun problème à supporter des individus qui représentent un danger public.

Quant à la hausse des frais de scolarité eux-mêmes, je campe sur ma position de neutralité en tant qu’étudiant ontarien. Cependant, l’argument de la scolarité gratuite de la CLASSE (la FECQ et la FEUQ si j’ai bien compris sont plutôt en faveur d’un gel) est construit sur une méconnaissance de son application au niveau international. Par exemple, la CLASSE cite souvent le système français en exemple qui, en réalité, est loin d’être égalitaire. Il est vrai que les universités financées publiquement sont complètement gratuites pour les citoyens français, mais leur qualité est médiocre et les professeurs sont surchargés. On s’aperçoit plutôt d’une effervescence d’universités privées qui coutent de 4000 à 8000 euros et qui deviennent peu à peu le standard pour le marché du travail. De plus,  en Norvège, il est obligatoire d’entreprendre un an de service militaire afin de pouvoir accéder à des études postsecondaires gratuites. Pas sûr que les étudiants voudraient servir un an dans l’armée!

Je ne veux toutefois pas que l’on m’accuse d’être un sympathisant du gouvernement Charest et de trahir la population étudiante, dont je fais partie. En effet, je crois que ce gouvernement sent la corruption des miles à la ronde, comme tout gouvernement qui est resté trop longtemps au pouvoir. Selon moi, il utilise même la manifestation étudiante afin de pourvoir à ses intentions politiques.

En faisant durer la crise pendant le plus longtemps possible, le gouvernement Charest a commis une grande irresponsabilité et il aurait dû réagir beaucoup plus rapidement. Les manifestations ont dégénéré en violences qui n’étaient pas part de la manifestation étudiante initiale. Le gouvernement a un avantage à cette grande médiation des manifestations puisque cela concentre l’intérêt public hors des scandales entourant le financement occulte des partis politiques et la corruption au sein du milieu de la construction. D’après un sondage Léger Marketing pour le Journal de Montréal, l’appui de la population envers le mouvement étudiant a aussi baissé pour s’établir à 38% (il est aussi curieux de savoir que 40% de la population québécoise ne paye pas d’impôts sur le revenu).

Pauline Marois, quant à elle, utilise aussi le mouvement étudiant à son propre avantage. En réalité, les péquistes ont tant changé d’opinion sur le gel des frais de scolarité qu’il est dur de cerner leur réelle position. Il est aussi un peu contradictoire qu’ils proposent en même temps le souverainisme, qui provoquerait alors probablement la cessation des paiements de péréquation, où le coffre public serait amoindri. 

Selon moi, un remboursement proportionnel de la dette étudiante est beaucoup plus réaliste et égalitaire que tout ce que proposent les étudiants jusqu’à maintenant. Il est assez évident que l’avantage immédiat d’un diplôme en arts libéraux est moins grand que celui d’un diplôme en ingénierie ou en commerce, qui, statistiquement, offre un salaire plus élevé immédiatement après avoir gradué.  Il serait donc logique d’échelonner ce remboursement sur la réalité du marché du travail et cela n’empêcherait pas l’accessibilité aux études.

Somme toute, je déplore toute tactique opportuniste et jusqu’à maintenant, les deux parties belligérantes au conflit n’ont pas fait preuve d’une réelle ouverture d’esprit et d’une volonté de trouver une fin au conflit. Le mouvement étudiant, d’une part, n’agit pas en son propre intérêt en ne proposant qu’une utopie et non des réelles solutions de changement qui pourraient être considérées lors d’une négociation. Le gouvernement, d’autre part, profite de cette faiblesse du mouvement étudiant pour attiser la sympathie de la population générale. Quant à moi, je ne peux qu’être présent en tant que spectateur à ce cirque public.
Le Droit, 28 avril 2012

vendredi 27 avril 2012

Les coupes budgétaires et le système de santé


Au mois de décembre, le ministre des finances du gouvernement fédéral conservateur, Jim Flaherty, a annoncé un changement quant au transfert des fonds fédéraux pour soutenir le système provincial de santé. Ainsi, le transfert au taux de 6% continuera jusqu’en 2016-2017, mais l’appui du fédéral sera par la suite calculé d’après la croissance économique du pays et du PIB, ce qui équivaut à un taux de 4% pour le moment.

Loin de me prononcer en faveur de ces coupes budgétaires, je crois toutefois qu’il est vrai que notre système de santé, tel que nous le connaissons, ne peut être durable sans de profondes modifications en raison de grands bouleversements démographiques qui auront lieu au cours des prochaines années.  Selon Statistiques Canada, il y aura deux personnes qui travailleront pour chaque retraité en 2056 comparativement à cinq en 2006.

D’autre part, tout  ce que les politiciens s’opposant à ces coupes budgétaires ont fait jusqu’à maintenant est critiquer sans même offrir un plan de rechange. Il serait ignorant d’appliquer le statu quo face au financement du système de santé, étant la situation qui règne depuis longtemps au sein des provinces, et les politiciens de l’opposition devraient plutôt prôner un plan de réforme de la santé pour se présenter comme étant plus crédibles face à un gouvernement de droite. Voici quelques idées.

Il  pourrait y avoir une plus grande mixité des établissements privés au sein du système public de santé. Ceci permettrait ainsi de transférer la charge déjà assez lourde des hôpitaux publics vers d’autres établissements, ce qui freinerait alors un peu la construction de nouveaux hôpitaux. Notre système de santé a aussi grandement besoin de s’ouvrir aux soins à domicile pour les patients ayant besoin de soins à long terme.  De plus, il est possible de transférer certains services offerts par les médecins généralistes aux infirmier(e)s et aux pharmaciens afin d’assurer une plus grande accessibilité aux soins.

Quant à la technologie, il est  très frustrant et évident que le système de santé ne s’en pourvoit pas afin d’améliorer sa qualité. Plusieurs des pharmacies d’Europe sont reliées par un système informatique permettant d’envoyer une prescription par l’entremise de celui-ci. Le patient peut donc aller chercher ses médicaments dans n’importe quel établissement du pays.

Finalement, plusieurs pays qui ont adopté un système de santé décentralisé en ont beaucoup plus pour leur argent. Tandis qu’au Canada on dépense généralement 10.1% du PIB et 16.7% des revenus gouvernementaux au sein du système de la santé, la Suède, où le système de santé est géré localement, dépense 9.1% de son PIB et 13.6% de ses revenus gouvernementaux. Je dois avouer que cette idée va un peu loin et qu’il faudrait une réforme totale du système de taxation. Toutefois, il est clair que nous pouvons nous inspirer de plusieurs pays afin d’offrir un système de santé plus abordable en réduisant les services le moins possible.

Il est important pour la population de réfléchir aux innovations possibles au système de santé, car c’est un enjeu qui nous affectera directement de la nature. Quant à ceux s’opposant aux coupes budgétaires, cessez votre discours cliché et concentrez-vous sur des plans concrets!

jeudi 8 septembre 2011

Le réalisme du Pays des grottes sacrées

Au mois de mars 2011, Jean M. Auel a satisfait la soif des lecteurs qui attendaient impatiemment le dernier tome des Enfants de la terre, s’intitulant Le pays des grottes sacrées. Ce roman se discerne non seulement par son style mais représente aussi le dénouement d’une interaction entre le mode de vie néanderthalien et celui des hommes de Cro-Magnon.
Le pays des grottes sacrées, comparativement aux autres tomes, contient beaucoup de descriptions. En effet, Jean M. Auel a procédé à de nombreuses recherches avant d’écrire chacun de ses tomes et elle possède une connaissance exhaustive de la période glaciaire. Pour l’historien amateur, ces descriptions peuvent satisfaire une soif de la connaissance, tout en sachant qu’elles se rapprochent de la vérité.
Toutefois, ce dernier tome semble moins se concentrer sur le développement de la personnalité des nouveaux personnages introduits dans ce périple-ci. Ainsi, l’auteur semble presque laisser de côté l’épanouissement des diverses relations des personnages. Ce sont donc les descriptions qui font croitre l’histoire et non le développement psychologique.
Ce roman représente cependant un excellent dénouement à l’histoire. Les intéressés qui se cherchent un loisir devraient se mettre à la lecture de la série complète.

jeudi 25 août 2011

Hommage à Jack Layton

Jack Layton était plus qu’un homme politique: il était une inspiration pour la jeune population étudiante.
Je me rappelle déjà du bon Jack, dans ma jeune adolescence, alors que je ne comprenais même pas encore le plein processus du monde politique. Il m’apparaissait déjà comme quelqu’un toujours souriant, qui incarnait l’optimisme et qui provoquait des vagues de bonheur au sein de son environnement. En grandissant, Jack Layton est devenu pour moi un modèle du changement vers le meilleur.
Dans ma jeune vie d’étudiant, il n’y a aucun politicien qui m’a touché plus que Jack. En effet, je croyais pleinement à sa volonté de vouloir faire de la meilleure politique et son honnêteté face à ses intentions pour une meilleure qualité de vie canadienne était évidente. Jack n’incarnait pas cette classe de politiciens arrogants, avec des projets dont la majorité de la population ne comprenait pas le sens. Non; Jack était un pragmatique, un homme qui mettait la réalité sur table et qui était proche du peuple pour l’écouter réellement.
Jack n’oubliait aussi jamais les deux côtés de la médaille. Il était du côté des pauvres et il s’est longuement battu pour les droits des moins fortunés, en tant que conseiller et chef du Nouveau Parti Démocratique. Aussi, il est un des rares chefs des partis politiques qui a su écouter les différentes opinions et amenait l’union autour de lui, non la division. Il incarne l’union non seulement d’un large spectre politique pour travailler ensemble, mais l’union d’un Canada complet, comprenant le Québec. Jack ne jouait pas le jeu politique sur le dos des Canadiens, mais voulait à tout prix arriver à des compromis afin que le gouvernement travaille réellement pour le peuple.
J’ai été tant désolé d’apprendre la mort d’un grand homme, dont le souvenir restera profondément ancré dans mon esprit dans les années à venir. Ensemble comme Canadiens, tentons de nous rappeler le message de Jack afin de construire un monde meilleur : «Mes amis, l'amour est cent fois meilleur que la haine. L'espoir est meilleur que la peur. L'optimisme est meilleur que le désespoir. Alors, aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde.»

mercredi 24 août 2011

Une rentrée littéraire achalandée

Dans les prochaines semaines qui suivent, il devrait y avoir un déferlement  de romans qui laissent supposer une qualité exquise sur les étagères des librairies. Parmi ceux qui seront publiés prochainement, il est intéressant d’y en recueillir un échantillon pour entrevoir la richesse littéraire à laquelle le public goûtera bientôt certainement.
D’une première perspective, les amateurs de Michel Tremblay attendent probablement impatiemment la venue du dernier tome de la Diaspora des Desrosiers, intitulé La grande mêlée. Ce dernier roman de la série complète donc l’histoire de Rhéauna, surnommée Nana, qui passe des provinces de la Saskatchewan vers le Québec, où Tremblay décrit un environnement pancanadien d’une manière réaliste digne de Zola. La grande mêlée décrira alors la réunion finale des familles, déchirée par le mode de vie urbain de la mère, Maria et du mode de vie rural de Nana, qui doit s’occuper des enfants en Saskatchewan puisque sa grand-mère est décédée. Ce dernier roman risque ainsi fortement d’être intéressant face au suspens laissé par le tome précédent.
Par ailleurs, la sortie du roman posthume de Nelly Arcan, Burqa de chair, suscitera sûrement l’attention des amateurs littéraires. On peut déjà prédire les forts sentiments évoqués par Arcan, déjà évoqués dans les deux premiers romans de l’auteur, dont la colère et le désespoir. Le titre de son œuvre posthume semble donc évoquer une thèse importante de l’auteur, selon laquelle les femmes sont emprisonnées dans leur corps en raison de plusieurs critères sociaux. L’œuvre complète sera alors composée de trois parties, soit La robe et L’enfant dans le miroir, tous les deux écrits à la première personne, et La honte, qui relate une expérience humiliante sur un plateau de télévision. Pour les impatients de la lecture de cette œuvre, celle-ci sera publiée le 16 septembre prochain au Seuil.
Dernièrement, un roman qui devrait aussi être apprécié du cercle littéraire québécois est aussi celui de Catherine Mavrikakis, Les derniers jours de Smokey Nelson. Avec son roman Le ciel de Bay City, publié en 2008, Mavrikakis a fait connaître au public un style littéraire avec des descriptions précises, tout en rajoutant le symbole d’un passé lourd chargé sur les épaules de la protagoniste, Amy, où il est parfois difficile de discerner la réalité de la fiction. Avec la publication des Derniers jours de Smokey Nelson, il sera intéressant de voir comment Mavrikakis personnifie son opinion de la peine de mort, déjà présente au sein de son essai Condamner à mort.
Ces trois œuvres ne présentent qu’un échantillon parmi tant d’autres œuvres qui seront publiées. Pour plus d’informations, la 34e édition du Salon du livre de Montréal permettra de connaître les autres œuvres publiées.

samedi 16 juillet 2011

Le populisme de François Legault

François Legault, ancien ministre péquiste et fondateur de la Coalition pour l’avenir du Québec semble toujours rester dans l’ombre alors que la scène politique évolue constamment. Avec un raz de marée orange ayant englouti le Québec, il est possible que les électeurs changent complètement la scène politique.
Personne ne peut nier que le Québec comporte une réalité différente. Effectivement, cette province demeure la seule au sein du Canada qui possède une population majoritairement francophone. On ne peut non plus se questionner sur l’importance de la langue à tous les niveaux, qu’il s’agisse de l’éducation, des normes du travail ou une panoplie d’autres domaines.
Avec l’effritement progressif du Parti Québécois, certains peuvent de demander si les Québécois ne semblent plus avoir la volonté de protéger leur langue et leur héritage.  Toutefois, ce n’est pas un épuisement des électeurs de protéger leur langue et leur culture, mais c’est plutôt une fatigue d’une scène politique qui ne tourne qu’autour du statut qu’a le Québec au sein du Canada.
Pour le Parti Québécois sous Mme Marois, l’importance est de gouverner d’une manière souverainiste jusqu’à l’établissement d’un référendum qui déterminera le statut constitutionnel du Québec. François Legault semble être arrivé juste au bon moment, où l’élection fédérale de mai a grandement démontré que les Québécois semblaient trouver le débat constitutionnel comme une question qui empêchait de vraiment faire progresser certains problèmes sociaux ou encore économiques.
Dans cet ordre d’idées, il est alors clair que François Legault se sert de plus en plus du populisme afin de gagner des partisans qui pourraient bien lui servir à la prochaine élection provinciale. Non seulement Legault propose une stratégie de statut quo quant à la question du statut constitutionnel du Québec pour l'instant, mais il recrute en plus des personnes notables de gauche et de droite. Il a alors pris un débat qui affecte non seulement les Québécois, mais l’ensemble de la politique mondiale qui est souvent divisée entre la gauche et la droite politique.
Tout compte fait, François Legault reste toujours dans l’ombre et l'on sait peu de ses intentions. Il semble plutôt mouler son possible parti dans l’attente de l’évolution de l’attente des Québécois envers un gouvernement. Legault se présente alors comme une des premières figures populistes québécoises qui construira sa base électorale sur l’opinion générale de la population plutôt que sur un débat sans réponse qui ne fait que durer des décennies.